Le secteur social canadien mérite de meilleures fins
Bien faites, les fins peuvent commencer à avoir beaucoup plus d’importance
Que se passe-t-il quand on a tendance à finir?
Cette enquête et les pratiques qui l’entouraient ont rassemblé le collectif Ever/Was. En travaillant aux côtés des organisations et de leurs équipes de direction, nous avons constaté que les fins sont l’occasion la plus négligée pour la transformation du secteur social. Bien réalisées, elles ont des impacts positifs qui se propagent à travers les organisations et le secteur au sens large. En développant littératie sur les fins et en déstigmatisant la fermeture comme domaine légitime, les organisations peuvent aborder leur avenir avec plus de courage, de clarté et d’attention.
La plupart des décisions concernant les fins sont éclipsées par la honte et la stigmatisation. Ce malaise n’est pas nouveau, ni n’a commencé avec les crises convergentes provoquées par le système économique, politique et social dominant. Elle découle d’une vision coloniale de la linéarité qui nie les cycles de fin, de deuil et de renouveau. Cela crée des pressions croissantes sur les organisations qui luttent dans l’isolement, traitant les symptômes de la tension systémique comme des échecs personnels. Les conversations que les dirigeants doivent avoir avec le personnel, les conseils d’administration et les bailleurs de fonds semblent trop risquées pour être exprimées. Ce qui pourrait être des transitions stratégiques deviennent des réponses de crise.
Notre travail consiste à normaliser les fins dans le cadre du cycle régénératif. Les fins — faites avec soin — ne sont pas des impasses. Ce sont des portails. Les fermetures sont de véritables tas fertile de compost d’intelligence, de connaissances, de relations et de valeurs à partir desquels les prochaines générations de la société civile canadienne peuvent s’épanouir.
Tout notre travail ne mènera pas forcément à des fins.c'est même probablement le cas pour la plupart de nos projets. En réalité, ce ne sera probablement pas le cas pour la plupart. Mais alors que ces conversations sur les fins commencent, nous sommes là pour créer plus d’options quant à la façon dont les leaders prennent soin d’eux-mêmes, de leurs collègues et de ceux qu’ils servent.
Les données racontent une histoire cruciale
LA RECHERCHE INDIQUE qu’il y a du travail important à faire au Canada — et que le calendrier compte. Il existe d’importantes opportunités à regarder au-delà du prisme individuel d’un organisme de bienfaisance et à examiner les facteurs systémiques qui créent des conditions structurelles insoutenables.
Le Canada compte 85 360 organismes de bienfaisance : 73 691 organismes de bienfaisance, 6 956 fondations privées, 4 713 fondations publiques (Gouvernement du Canada, 2023)
47% des organismes sans but lucratif sont des organismes de bienfaisance (Imagine Canada, 2026)
Près des trois quarts des organismes de bienfaisance rapportent que la demande dépasse leur capacité. Plus de la moitié rapportent des employés rémunérés faisant des heures supplémentaires non rémunérées, principalement en raison d’un manque de personnel (54%), de contraintes budgétaires (50%), de charges de travail irréalistes (29%) et de pressions pour réduire les coûts administratifs (29%) (CICP de l’Université Carleton)
On estime qu’un Canadiens sur quatre dépend des organismes de bienfaisance pour des services essentiels (IPSOS, 2023)
76% des organismes sans but lucratif comptent moins de cinq employés rémunérés (Imagine Canada, 2026)
52% des organismes de bienfaisance ont des préoccupations modérées à élevées quant à leur viabilité à long terme, motivées par la hausse des coûts opérationnels (61%), le financement à court terme ou instable (46%) et les dons incohérents des donateurs (41%) (CICP de l’Université Carleton)
Sur 68 891 organismes de bienfaisance, 81,3% fonctionnent avec moins de 1 million de dollars de revenus annuels, 58% ont moins de 250 000 $ de revenus annuels, 3,8% (2 594 organismes de bienfaisance) ont déclaré des revenus négatifs, zéro revenu ou n’ont pas complété (capitalW)
Plus de 4 000 organismes de bienfaisance ont vu leur statut révoqué par l’ARC en 2023-2024, près de la moitié en raison de la fermeture. Les églises, les établissements d’enseignement et les organisations de réduction de la pauvreté ont été les plus touchées (Future of Good)
NOS questions définitives
Que pourrait-il arriver au secteur si nous déstigmatisions les fins?
Que se passe-t-il lorsque nous considérons les fins dans le secteur social comme une opportunité à forte valeur ajoutée?
Qui a le plus besoin de soutien, et qu’est-ce qui est le plus précieux pour les aider à naviguer dans de bonnes fins organisationnelles?
Comment les bailleurs de fonds peuvent-ils mieux assumer leurs rôles et responsabilités dans de bonnes fins?
Comment la ligne d’écoute peut-elle soutenir la réflexion systémique sur le bien-être du secteur social?
Quelles qualités uniques ce travail a-t-il au Canada, en se basant sur notre histoire, nos récits, nos cultures et nos pratiques?
Comment les fins peuvent-elles faire partie activement du processus de réconciliation et de réparation?
NOUS COMPTONS SUR VOTRE SOUTIEN
Il y a plusieurs façons d’aider
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Si vous connaissez des personnes intéressées par notre travail, n’hésitez pas à partager ce site web avec elles.
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Si vous savez que les équipes de direction et les administrateurs pourraient bénéficier de la ligne d’écoute, veuillez les inviter à prendre rendez-vous pour un appel.
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Si vous êtes un bailleurs de fonds et souhaitez aider à faire avancer ce travail au Canada, veuillez cliquer ici.
Illustration par Anna Denardin